jeudi 6 octobre 2016

Lecture: Le dernier apprenti sorcier, Ben Aaronovitch

J'avais envie de lire quelque chose de léger mais d'intelligent, de corrosif, de déjanté, d'original... Oui, je sais, j'en veux beaucoup. Ceci dit, il en existe des auteurs qui tiennent la route et vous en mettent plein la vue ou la tronche selon vot'vocabulaire M'dame ou M'sieur.

Ben Aaronovitch fait partie de cela (faut dire qu'il qui connaît bien "Dr Who", sisi ct: cliquer ici). Du moins pour ce qui est de son bouquin "Le dernier Apprenti Sorcier". J'ai lu ce roman (tome 1 eh!eh!) comme si je suçais un bonbon acidulée. Soit à une vitesse fulgurante ! Pour celles et ceux qui aiment le fantastique et l'humour britannique, il n'y a pas pas à tergiverser: foncez.

De quoi ça cause?
D'un jeune policier un brin medium qui va être recruté par le dernier sorcier pour devenir "le dernier apprenti". Bourré d'humour, l'enquête se déroule dans un Londres où les dieux de la Tamise et d'autres cours d'eau sont d'une truculence inouïe! Pensez, ils adoptent des faux airs de prêtresses de vaudou ou de gitans...
En un mot j'adooooore. Eh je dis:
Vive le déjanté qui ne se perd pas dans les digressions alambiquées (comme "Moi, Jennifer Strange: Dernière tueuse de Dragons" qui m'est tombé des mains. Pourtant ça commençait fort bien et c'est de Jasper Fforde), 
Vive le décalé en Fantastique!


mardi 28 juin 2016

lecture: running man, stephen King


En rangeant la bibliothèque, j'ai trouvé ce court roman.  

Comment, je ne l'ai pas lu?! Et bien, c'est fait et je peux l'affirmer, je l'ai dévoré, tout en me répétant aux fils des pages : Les écrivains, d'anticipations ou dystopies, sont-ils des visionnaires ?!

Pour Stephen King et son "Running Man", je dis oui sans hésiter, une fine pellicule de sueur encore glacée à mon front...

"Running Man", publié en 1989, parle d'un avenir hautement probable, tellement il paraît proche du nôtre. Tout à fait effrayant. La pollution est un fléau, les jeux de télé-réalité, diffusés par libertel, sont l'opium du peuple. L'Etat est tout puissant.

Ce court roman raconte la grande traque- jeux qui se confond avec une chasse à l'homme justifiée par l'audience. Un drame annoncé dès les premières pages en chapitre courts percutants en décompte à rebours. Vous me direz "ce n'est pas la seule fiction a abordé ce thème"! Non mais c'est de haut vol dans sa concision et son efficacité.
Attention à ne pas confondre le film commis dans les années 90 avec Schwarzi (en couverture ici).n'a Rien à voir!

Pour finir nous sommes en 2016 et le futur: la sciences fiction est là depuis quelques années déjà.
J'ai peur.

Vous voulez en savoir plus : Running Man sur wikipedia: cliquer ici

mardi 1 mars 2016

Salon du Fantastique, 4ème édition : Jules Vernes est parmi nous !


Le Salon du Fantastique a été une réussite et je suis bien contente que mon chéri, Ronan le breton, m'y ait trainée. Je me terre en ce moment pour écrire et travailler (trop). Ma dernière au Salon, c'était en 2013 sur le stand de feu la Librairie L'Antre-Monde. Arrêt souvenir: Un beau moment...

2016 donc.
En y posant un pied, j'avoue avoir ressenti un petit pincement au coeur en pensant à Sklaerenn qui n'était pas là. Le fait est que Jules Vernes était parmi nous. Je vous assure. J'en frémis encore. Pour preuve, jetez un coup d'oeil sur l'Anthologie officielle le recueil de nouvelles:
Du moins son oeuvre. Et le fait est que Sklaerenn en pince pour Jules, comme moi. On a même un projet avec lui. Mais chut...

Samedi sous le soleil hivernal parisien, je me suis donc retrouvée nez-à-nez avec un scaphandrier tout droit débarqué de "Vingt mille lieues sous les mers", pendant que les bruits des cannes s'entrechoquaient en combats forcenés.

Les travées grouillaient d'individus costumés et fardés, venus d'univers fantastiques, au sens anglo-saxon du terme, des mangas, Comics, Steampunck, Fantasy. Tous avaient emprunté la machine à remonter le temps de HG Wells (allez-voir les photos: ici). Et tout ce petit monde se bousculait pendant que les auteurs en dédicace, artisans, boulangers médiévaux, illustrateurs-trices, rôlistes, fanzines, conteurs et autres offraient leur savoir-faire et leur sympathie.

Magique et bien plus corsée que la savoureuse bière de la cuvée des Trolls, des Caves Alliées (qui heureusement nous permettait d'étancher notre soif). Ce fut trop court mais intense. Les retrouvailles et les rencontres chaleureuses!

Trop contente d'avoir revu Cécile Guillot du Chat Noir. Toujours aussi délicate et perspicace : tu avais raison, Salomé avait bien le tome 2 des "Jeunes filles d'Hécate" ! Elle engloutit le troisième.

Trop contente d'avoir "raflé" le tome 2 du recueil "Morts dents lames" , La Madolière, avec tout plein de signatures des auteurs : Cancereugène, Cécilia Lepine, Pénélope Labruyère,  Guillaume G Lemaître, et Bruno Podesci. Bon il en manque mais c'est pas mal quand même.... Eh!Eh! Eh!
Trop contente d'avoir "taillé le bout de gras" (ce n'est pas peu dire) avec la Reine mère Pénélope Labruyère , les auteurs excentriques Guillaume G Lemaître (pour en savoir plus sur lui: l'écrivain torturé) et Bruno Pochesci

Trop contente d'avoir discuter avec Alexandre Antigny (si vous ne le connaissez pas encore! voir son interview), de la Confrérie de la Carotte.

Trop heureuse d'avoir embrassé Taly !!!!!! En tout bien tout honneur...
Trop touchée par l'excellente mémoire de Pierre Arnaud Francioso que j'avais rencontré au Salon Fantasy en Beaujolais et qui continue à super série !

Orgueilleuse d'avoir montrer mes amulettes mexicaines avec une personne fort sympathique du club Présence d'Esprit.. Je viens de finir la nouvelle Pavillon Noir, premier prix du Concours Vision du Futur 2015 (pour lire les nouvelles achetez AOC n° 38, la couv est superbe!). Dean Venetza est un auteur génial !!!!

Je suis donc revenue, les yeux pleins d'étoiles (en rêvant aux superbes chapeaux de la p'tite sorcière et aux enluminures d'une talentueuse mathématicienne), un pincement au coeur d'avoir raté :
Bénédicte Taffin,
Valérie Simon,
Françoise Grenier Droesh,
Anna Combelle,
et d'autres que j'oublie!!!!!

Et mon porte-monnaie vide.

lundi 29 février 2016

lecture : L'appel de la Forêt de Jacques London



J'ai relu le roman de Jack London une trentaine d'années après ma première lecture. Trente ans, déjà!
A l'époque, j'avais lu "L'appel de la forêt" plusieurs fois avec un plaisir mystique (pour certains, je suis syphonnée eh!eh!eh!). Je tenais tant à ce roman qu'il m'a ainsi suivi dans tous mes déménagements. Même au Canada où "L'appel de la Forêt" était bien enfoui dans mes souvenirs; je n'avais alors pas fait le rapprochement (que je fais maintenant) entre l'exaltation ressentie à me retrouver face à une soixantaine de chiens excités à l'idée d'être choisis pour une promenade en traîneau. Alors que les autres visiteurs se trouvaient à bonne distance de ces chiens, je piaffais et me retenais de hurler comme eux. Totalement dingue et exaltée!

Après une trentaines d'années donc (oulalala, ça fait un bail !), j'ai relu "L'appel de La Forêt" dans mon exemplaire d'enfant, cette fois-ci à voix haute pour mon fils de douze ans.

Les souvenirs âpres de ce roman ont resurgis intacts. Je me retrouvais à nouveau dans la peau de ce chien malmené par les aléas de la vie, par les décisions arbitraires des hommes. J'ai alors pris conscience d'une évidence, j'ai porté en moi "L'appel de la Forêt" toutes ces années. Et si l'on écrit pour des gens qu'on aime, on écrit aussi pour des romans qui ont compté dans notre enfance et notre adolescence.
J'ai écris "Hachiko dans le Monde de la Nuit" (qui sera... Oui!Oui!... éditée en janvier 2017 par rroyzz edition) pour "L'appel de la Forêt". (Aussi pour "Maître et Marguerite" de Boulgakov mais c'est une autre histoire...)

"L'appel de La Forêt" est un roman intemporel et transgénérationnel: "un classique" à connaître, à humer, à vivre. Pour moi, il est bien plus, il trace mon chemin. Il appelle à la liberté d'être ce que l'on est au plus profond.

Jack London croque la vie, les gens, les émotions avec un incroyable talent. Il est un personnage d'un talent incroyable (encore talent!) qui a brûlé la vie par les deux bouts. Un génie qui a courut malgré et en raison d'une plaie béante qui ne s'est jamais cicatrisée et l'a achevé à quarante ans.

PS
Je salue le traducteur qui m'a permis de le découvrir et de le redécouvrir.
Arte ce mois-ci a mis à disposition un documentaire en deux parties: Loups solitaires en toute liberté. Plusieurs scientifiques étudient les migrations de certains jeunes loups. L'appel de la forêt est d'actualité. Toujours. Si vous voulez le voir ou trouver les références: cliquer ici 

Si vous voulez allez un peu plus loin:
Le site des "amis de Jack London": cliquer ici
Wikipedia "Jack London": cliquer ici

mardi 10 novembre 2015

Lecture : Premier amour, Joyce Carol oates

Après avoir découvert Joyce Carol Oates avec Ravin, j'ai découvert sur le web Premier amour. La couverture est magnifique! Et la présentation, intrigante; dans mes souvenirs ça donne ça : Conte gothique, une histoire malsaine d'une enfant de onze ans qui se fait agressée dans une ambiance fantastique.
Impossible de résister, je n'ai même pas tenté et me le suis procuré. Reçu après ma lecture de "Délicieuses pourriture" (entre temps je m'étais précipitée à la bibli), j'ai découvert une autre écriture. Joyce Carol Oates est une écrivain protéiforme !

Le "tu" pour parler de l'héroïne est quasi omni-présent, surtout à partir du moment où la relation sado-maso s'installe entre la jeune enfant et son cousin séminariste de 25 ans. C'est un "tu" dérangeant, qui malmène le lecteur.  En tut cas, en ce qui me concerne! Tu te retrouves à vivre ce que Joséphine supporte avec sa fragilité, son intelligence, sa mère égocentrique en prime.

Morbide, certes mais brillant comme une petite pierre précieuse opaque. Roman court, il se lit d'une traite.
Par contre pour le gothique, je ne vois pas. Joséphine voit la vie à travers un prisme de l'imaginaire, si c'est là du fantastique et bien je n'ai pas la même définition, ni la même sensibilité. Qu'importe!
Un court roman troublant.

lundi 19 octobre 2015

lecture : Ravin, Joyce Carol Oates


Attention, coup de foudre littéraire à la découverte de Joyce Carol Oates, à travers son roman "Ravin" !

J'ai adoré.
Au point où je n'arrive plus à lire un autre auteur. Impossible.
Bon, je ne m'inquiète pas, vue qu'elle en a écrit une centaine de bouquins...

Eh c'est quoi Ravin?
Un roman noir... qui commence par un pauvre type, agent immobilier et photographe, qui se trouve mêlé, grâce à l'insistance de la police, à un kidnapping et un meurtre d'une artiste de la région.

Mais Ravin est bien bien plus!
Roman à facettes, rubix-cube talenteux mais profondément sensible, il soulève une multitudes de thèmes, qui sont comme des secrets livrés par l'auteur extra-lucide.
Impossibles de les à aborder ici : gémellité, folie, "normalité sociale", religion, créativité, marché de l'art, voire même profiling et créativité, l'incapacité à voir plus loin que ses préjugés, etc..

Allez, quelques secrets :

Le processus créatif emporte l'artiste à la lisière de la folie, pour mieux le connecter au mystère de la vie...
Certaines oeuvres se font échos, comme si deux univers se percutaient déclenchant un enthousiasme exceptionnel, car fusionnel, des créateurs, ou au contraire des sentiments de haine et de jalousie . Comme si l'on rencontre son double, au même niveau que nous, ou trop talentueux. 
Ce qui arrive au photographe et au criminel quand ils découvrent les collages de la future victime... L'un en tombe amoureux, l'autre la détruit.

Dans "Ravin", Joyce Carol Oates tisse ainsi une toile entre le criminel, un artiste fou, pervers tout à fait froid et sans talent, et ce photographe, talentueux la nuit, qui tente de vivre la vie normale et bourgeoise désirée par sa femme. On pourrait croire que tout les sépare, mais il n'en est rien, au point même où le photographe peut se mettre dans la tête du serial criminel.


Jouissif, exaltant, sensible. Une tornade pour moi.

Pour en savoir plus :
Joyce Carol Oates: wikipedia
Un article sur Joyce Carol oates de Didier Jacob, article très intéressant: cliquer ici

lundi 12 octobre 2015

Lecture : Comme des images, Clémentine Bauvais



J'ai découvert Clémentine Bauvais grâce à une critique sur son dernier roman jeunesse Les Petites reines :  (cliquer ici)
Je suis donc allée visiter son blog qui m'a donnée l'image d'une auteur fort sympathique et "hyperactive". :)

Parmi sa bibliographie, mon regard est resté accroché à "Comme des images":

* De part son titre énigmatique:
clin d'oeil à l'expression "sage comme des images"
mais aussi à l'image que les autres nous donnent à voir et qui est souvent trompeuse,
l'image commune des deux jumelles pourtant si différentes
et enfin l'image omni-présente et ravageuse chez les jeunes...

* De part la beauté de sa couverture, avec ses deux filles en maillot de bain, prêtes à plonger dans le grand bassin de la vie.

Coup de foudre : il fallait que je lise ce livre.
Et fait surprenant : Comme des images" se trouvaient à ma bibliothèque municipale. Alors je l'ai lu, très vite.
L'écriture de Clémentine Bauvais me plaît. Ses images (c'est le cas de le dire !) m'ont surprise par leur originalité.

"Comme des images"  est un roman jeunesse très ambitieux, peut être un peu trop par les nombreux thème abordés (mais ne vaut-il pas mieux être ambitieux?!); en vrac  :

Gémellité et ses déboires,
Sexto et cyberharcèlement,
Amitié dominant-dominé qui glisse dans l'homosexualité
Elitisme d'un lycée parisien avec la pression négative et Obsession de l'excellence pour les parents : Tu seras SDF si on tu ne fais pas de prépa
Suicide sans vraiment aller jusqu'au bout: pierre de l'édifice; chute coma 
Violence du cyber-harcèlement

Bref :
Je suis donc restée sur ma faim. Mais n'est-ce pas mieux qu'une lecture creuse ? Je lirai donc la Pouilleuse (le titre me fait capoter)