mardi 28 juin 2016

lecture: running man, stephen King


En rangeant la bibliothèque, j'ai trouvé ce court roman.  

Comment, je ne l'ai pas lu?! Et bien, c'est fait et je peux l'affirmer, je l'ai dévoré, tout en me répétant aux fils des pages : Les écrivains, d'anticipations ou dystopies, sont-ils des visionnaires ?!

Pour Stephen King et son "Running Man", je dis oui sans hésiter, une fine pellicule de sueur encore glacée à mon front...

"Running Man", publié en 1989, parle d'un avenir hautement probable, tellement il paraît proche du nôtre. Tout à fait effrayant. La pollution est un fléau, les jeux de télé-réalité, diffusés par libertel, sont l'opium du peuple. L'Etat est tout puissant.

Ce court roman raconte la grande traque- jeux qui se confond avec une chasse à l'homme justifiée par l'audience. Un drame annoncé dès les premières pages en chapitre courts percutants en décompte à rebours. Vous me direz "ce n'est pas la seule fiction a abordé ce thème"! Non mais c'est de haut vol dans sa concision et son efficacité.
Attention à ne pas confondre le film commis dans les années 90 avec Schwarzi (en couverture ici).n'a Rien à voir!

Pour finir nous sommes en 2016 et le futur: la sciences fiction est là depuis quelques années déjà.
J'ai peur.

Vous voulez en savoir plus : Running Man sur wikipedia: cliquer ici

mardi 1 mars 2016

Salon du Fantastique, 4ème édition : Jules Vernes est parmi nous !


Le Salon du Fantastique a été une réussite et je suis bien contente que mon chéri, Ronan le breton, m'y ait trainée. Je me terre en ce moment pour écrire et travailler (trop). Ma dernière au Salon, c'était en 2013 sur le stand de feu la Librairie L'Antre-Monde. Arrêt souvenir: Un beau moment...

2016 donc.
En y posant un pied, j'avoue avoir ressenti un petit pincement au coeur en pensant à Sklaerenn qui n'était pas là. Le fait est que Jules Vernes était parmi nous. Je vous assure. J'en frémis encore. Pour preuve, jetez un coup d'oeil sur l'Anthologie officielle le recueil de nouvelles:
Du moins son oeuvre. Et le fait est que Sklaerenn en pince pour Jules, comme moi. On a même un projet avec lui. Mais chut...

Samedi sous le soleil hivernal parisien, je me suis donc retrouvée nez-à-nez avec un scaphandrier tout droit débarqué de "Vingt mille lieues sous les mers", pendant que les bruits des cannes s'entrechoquaient en combats forcenés.

Les travées grouillaient d'individus costumés et fardés, venus d'univers fantastiques, au sens anglo-saxon du terme, des mangas, Comics, Steampunck, Fantasy. Tous avaient emprunté la machine à remonter le temps de HG Wells (allez-voir les photos: ici). Et tout ce petit monde se bousculait pendant que les auteurs en dédicace, artisans, boulangers médiévaux, illustrateurs-trices, rôlistes, fanzines, conteurs et autres offraient leur savoir-faire et leur sympathie.

Magique et bien plus corsée que la savoureuse bière de la cuvée des Trolls, des Caves Alliées (qui heureusement nous permettait d'étancher notre soif). Ce fut trop court mais intense. Les retrouvailles et les rencontres chaleureuses!

Trop contente d'avoir revu Cécile Guillot du Chat Noir. Toujours aussi délicate et perspicace : tu avais raison, Salomé avait bien le tome 2 des "Jeunes filles d'Hécate" ! Elle engloutit le troisième.

Trop contente d'avoir "raflé" le tome 2 du recueil "Morts dents lames" , La Madolière, avec tout plein de signatures des auteurs : Cancereugène, Cécilia Lepine, Pénélope Labruyère,  Guillaume G Lemaître, et Bruno Podesci. Bon il en manque mais c'est pas mal quand même.... Eh!Eh! Eh!
Trop contente d'avoir "taillé le bout de gras" (ce n'est pas peu dire) avec la Reine mère Pénélope Labruyère , les auteurs excentriques Guillaume G Lemaître (pour en savoir plus sur lui: l'écrivain torturé) et Bruno Pochesci

Trop contente d'avoir discuter avec Alexandre Antigny (si vous ne le connaissez pas encore! voir son interview), de la Confrérie de la Carotte.

Trop heureuse d'avoir embrassé Taly !!!!!! En tout bien tout honneur...
Trop touchée par l'excellente mémoire de Pierre Arnaud Francioso que j'avais rencontré au Salon Fantasy en Beaujolais et qui continue à super série !

Orgueilleuse d'avoir montrer mes amulettes mexicaines avec une personne fort sympathique du club Présence d'Esprit.. Je viens de finir la nouvelle Pavillon Noir, premier prix du Concours Vision du Futur 2015 (pour lire les nouvelles achetez AOC n° 38, la couv est superbe!). Dean Venetza est un auteur génial !!!!

Je suis donc revenue, les yeux pleins d'étoiles (en rêvant aux superbes chapeaux de la p'tite sorcière et aux enluminures d'une talentueuse mathématicienne), un pincement au coeur d'avoir raté :
Bénédicte Taffin,
Valérie Simon,
Françoise Grenier Droesh,
Anna Combelle,
et d'autres que j'oublie!!!!!

Et mon porte-monnaie vide.

mardi 10 novembre 2015

Lecture : Premier amour, Joyce Carol oates

Après avoir découvert Joyce Carol Oates avec Ravin, j'ai découvert sur le web Premier amour. La couverture est magnifique! Et la présentation, intrigante; dans mes souvenirs ça donne ça : Conte gothique, une histoire malsaine d'une enfant de onze ans qui se fait agressée dans une ambiance fantastique.
Impossible de résister, je n'ai même pas tenté et me le suis procuré. Reçu après ma lecture de "Délicieuses pourriture" (entre temps je m'étais précipitée à la bibli), j'ai découvert une autre écriture. Joyce Carol Oates est une écrivain protéiforme !

Le "tu" pour parler de l'héroïne est quasi omni-présent, surtout à partir du moment où la relation sado-maso s'installe entre la jeune enfant et son cousin séminariste de 25 ans. C'est un "tu" dérangeant, qui malmène le lecteur.  En tut cas, en ce qui me concerne! Tu te retrouves à vivre ce que Joséphine supporte avec sa fragilité, son intelligence, sa mère égocentrique en prime.

Morbide, certes mais brillant comme une petite pierre précieuse opaque. Roman court, il se lit d'une traite.
Par contre pour le gothique, je ne vois pas. Joséphine voit la vie à travers un prisme de l'imaginaire, si c'est là du fantastique et bien je n'ai pas la même définition, ni la même sensibilité. Qu'importe!
Un court roman troublant.

lundi 19 octobre 2015

lecture : Ravin, Joyce Carol Oates


Attention, coup de foudre littéraire à la découverte de Joyce Carol Oates, à travers son roman "Ravin" !

J'ai adoré.
Au point où je n'arrive plus à lire un autre auteur. Impossible.
Bon, je ne m'inquiète pas, vue qu'elle en a écrit une centaine de bouquins...

Eh c'est quoi Ravin?
Un roman noir... qui commence par un pauvre type, agent immobilier et photographe, qui se trouve mêlé, grâce à l'insistance de la police, à un kidnapping et un meurtre d'une artiste de la région.

Mais Ravin est bien bien plus!
Roman à facettes, rubix-cube talenteux mais profondément sensible, il soulève une multitudes de thèmes, qui sont comme des secrets livrés par l'auteur extra-lucide.
Impossibles de les à aborder ici : gémellité, folie, "normalité sociale", religion, créativité, marché de l'art, voire même profiling et créativité, l'incapacité à voir plus loin que ses préjugés, etc..

Allez, quelques secrets :

Le processus créatif emporte l'artiste à la lisière de la folie, pour mieux le connecter au mystère de la vie...
Certaines oeuvres se font échos, comme si deux univers se percutaient déclenchant un enthousiasme exceptionnel, car fusionnel, des créateurs, ou au contraire des sentiments de haine et de jalousie . Comme si l'on rencontre son double, au même niveau que nous, ou trop talentueux. 
Ce qui arrive au photographe et au criminel quand ils découvrent les collages de la future victime... L'un en tombe amoureux, l'autre la détruit.

Dans "Ravin", Joyce Carol Oates tisse ainsi une toile entre le criminel, un artiste fou, pervers tout à fait froid et sans talent, et ce photographe, talentueux la nuit, qui tente de vivre la vie normale et bourgeoise désirée par sa femme. On pourrait croire que tout les sépare, mais il n'en est rien, au point même où le photographe peut se mettre dans la tête du serial criminel.


Jouissif, exaltant, sensible. Une tornade pour moi.

Pour en savoir plus :
Joyce Carol Oates: wikipedia
Un article sur Joyce Carol oates de Didier Jacob, article très intéressant: cliquer ici

lundi 12 octobre 2015

Lecture : Comme des images, Clémentine Bauvais



J'ai découvert Clémentine Bauvais grâce à une critique sur son dernier roman jeunesse Les Petites reines :  (cliquer ici)
Je suis donc allée visiter son blog qui m'a donnée l'image d'une auteur fort sympathique et "hyperactive". :)

Parmi sa bibliographie, mon regard est resté accroché à "Comme des images":

* De part son titre énigmatique:
clin d'oeil à l'expression "sage comme des images"
mais aussi à l'image que les autres nous donnent à voir et qui est souvent trompeuse,
l'image commune des deux jumelles pourtant si différentes
et enfin l'image omni-présente et ravageuse chez les jeunes...

* De part la beauté de sa couverture, avec ses deux filles en maillot de bain, prêtes à plonger dans le grand bassin de la vie.

Coup de foudre : il fallait que je lise ce livre.
Et fait surprenant : Comme des images" se trouvaient à ma bibliothèque municipale. Alors je l'ai lu, très vite.
L'écriture de Clémentine Bauvais me plaît. Ses images (c'est le cas de le dire !) m'ont surprise par leur originalité.

"Comme des images"  est un roman jeunesse très ambitieux, peut être un peu trop par les nombreux thème abordés (mais ne vaut-il pas mieux être ambitieux?!); en vrac  :

Gémellité et ses déboires,
Sexto et cyberharcèlement,
Amitié dominant-dominé qui glisse dans l'homosexualité
Elitisme d'un lycée parisien avec la pression négative et Obsession de l'excellence pour les parents : Tu seras SDF si on tu ne fais pas de prépa
Suicide sans vraiment aller jusqu'au bout: pierre de l'édifice; chute coma 
Violence du cyber-harcèlement

Bref :
Je suis donc restée sur ma faim. Mais n'est-ce pas mieux qu'une lecture creuse ? Je lirai donc la Pouilleuse (le titre me fait capoter)

vendredi 11 septembre 2015

La révolution du rétro, un retour aux sources ?

Je suis fan de rétro !
Durant toute ma jeunesse, j'ai fréquenté les puces, brocantes et fripes grâce à ma mère, une amoureuse des "vieilleries" en tout genre. Adolescente, je faisais collection de chapeaux dont un à voilette que je vénérais. J'étais probablement marteau pour vous, mais je me rappelle avoir " baver" dès semaines devant un nécessaire de voyage : valisette en cuir, flacons en verre etc...
Le style vestimentaire des années vingt-trente, me faisaient rêver, comme celui des années quarante, tout en trouvant cool les Levis 501, le ska, le punk-rock...
Or depuis que je navigue dans le monde de la SFFF, je reviens à cet amour.  Que n'est le Steampunck si ce n'est la nostalgie du début 19è siècles saupoudré de l'univers imaginaire de Jules Vernes ?

Mais est-ce une question de nostalgie ? N'est-ce pas plutôt un art de vivre ?

C'est l'idée que véhicule le documentaire "La révolution du rétro" diffusé sur Arte et que je rejoins.
Ceux qui ont choisi de vivre "dans le passé" font l'éloge à la lenteur, à la simplicité, à la rencontre à l'autre, au respect, à l'intimité, à la fête qu'elle soit absurde ou dévergondée. Être rétro, c'est aussi s'affirmer, être soi et non le produit de la société actuelle consumériste et narcissique. Le courant "slow attitude" est dans le même mood.  Et le rétro, en plus, c'est écolo :)

Pour aller plus loin:
Le documentaire : cliquer ici
Le Manifeste Chap est traduit en français, deux articles dessus interessants:
dans Paulette: cliquer ici
de Thomas Morales, un auteur que je découvre dans l'article ;) : cliquer ici

vendredi 4 septembre 2015

Série sur netflix : Luther, saison 1 & 2

Non cette série britannique "Luther" ne parle pas de Martin Luther King. Et si le protagoniste partage avec ce grand homme l'idéal du Bien, de la bonté, Luther défend les brebis mais emploie tous les moyens légaux et illégaux, "bons ou mauvais", pour y parvenir.
L'Enfer est pavé de bonnes intentions, n'est-ce pas ?

Bon, et pourquoi je vous parle de de "Luther" ? J'en suis très fan !!!Luther, le protagoniste, est une sorte de dirty Harry anglais, qui s'en éloigne par ses remises en questions, "sa morale" et par l'expression de ses émotions qu'il a du mal à canaliser. Un être humain, quoi !

La série débute par la fin d'une enquête. Original, non?
L'inspecteur Luther poursuit dans des locaux désaffectés un pédocriminel et ne résiste pas à la sanction; au nom des jeunes victimes, il laisse le sadique meurtrier tomber dans l'abîme et s'y écraser. Luther ne donne pas de circonstances atténuantes aux monstres (quoique...), il mène un combat contre le Mal.

Certains pourraient voir en lui un psychopathe. Il est vrai qu'il est impulsif, qu'il n'hésite pas à contourner la Loi mais c'est pour la "bonne cause". Il est un chevalier, un défenseur de la veuve et de l'orphelin, sans en rechercher la gloire. Au contraire, dans notre monde, c'est plutôt mal considéré. Luther se salit les mains pour mieux sauver l'autre mais ça, certains ne le comprennent pas; ils considèrent Luther comme un ripoux. Il frise la mise à pied à plusieurs reprises. Il se maltraite et se malmène. Il sacrifie sa vie de couple et l'être qu'il aime le plus au monde, sa femme au cours de la première saison. Dans la seconde saison, au dernier épisode, il passe un pacte et s'asperge d'essence devant le criminel (je n'ai pas résisté à faire un cliché, photo ci-dessus).

La série Luther m' a entraîné (pour mon plus grand plaisir) dans le sillage d'un être exceptionnel d'abnégation et de hargne, qui traque les criminels en série, les plus différents qui soient. Et en plus, l'acteur (comme les autres) est Géant!

Mais cela ne s'arrête pas là... En guise de piment, Luther rencontre et noue, après un affrontement il va s'en dire, une relation qui, au fil des épisodes, se transforme en "amitié" avec une horrible psychopathe ! Sisi, une "vraie", dénuée de tout sentiment, ou presque... Le dialogue, qui s'instaure entre eux, nous entraîne dans les eaux troubles où le Bien et le Mal deviennent partenaires, où la psychopathe qui pense en tant que tel, va aider ce défenseur du Bien "jusqu'au-boutiste", non seulement dans ses enquêtes, mais aussi dans sa vie privée, en le défendant et le protégeant. Et j'y crois !

"Luther" est une série-ovnie dans le monde des séries "Thrillers-enquêtes criminelles", une série à découvrir et à savourer. Elle a quelque chose de "Line of Duty" sauf que "heureusement" Luther n'est pas sacrifié par les scénaristes. Il n'a pas autant de moral que l'enquêteur de Line of Duty qui se suicide pour mon grand désarroi !